Dominique André



La couleur, la matière et la forme, tels sont les éléments qu’utilise, peut-être dans cet ordre, quoique possiblement interchangeables bien sûr, le peintre Dominique André. Ses couleurs savamment composées attirent et captent l’œil de l’observateur, des bleus tantôt chauds et apaisants, tantôt puissants et énergiques, forces de vies positives dont l’ossature plus sombre nous ancre dans la terre ; des nuances de rouges plus explosifs et tourmentés ; des nuances de verts plutôt utilisés par petites touches, du rose, du violet... La matière et la densité physique de ses toiles, presque sculpturales, sont présentes, envahissent, insufflent une énergie dans l’espace environnant.

Les formes, tantôt figuratives, tantôt abstraites sont toujours en mouvement : rien n’est figé dans la peinture de Dominique André. Ses personnages, seuls ou non, cherchent quelque chose, une chaleur humaine, un foyer, une patrie ou peut-être une vérité, une explication à notre présence dans ce monde. Celles abstraites, parfois comparables à l’idée d’un big bang primordial, amas de matière et de fusion, tentative de capter « l’énergie pure », la force de l’imagination se heurtant à la matière, dépasser ses limites, exister dans un autre monde, mélanger ses sentiments et ses sensations, capter l’invisible...



Dominique André, chef-décorateur pendant quarante ans dans le cinéma français avec les grands metteurs en scène de l’époque, fils et petit-fils de peintre (son grand père Pierre Dubreuil, ami de Modigliani et élève de Matisse, son père Maurice André, l’un des plus célèbres peintres-cartonniers de tapisseries contemporaines) a su garder sa passion première, la peinture (il expose au salon de mai de 1972 à 1974 et obtient le prix du Dôme), au cœur de sa vie et a créé une œuvre foisonnante et passionnante. A découvrir absolument...